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Tadjikistan : la superpuissance qui s'ignore....

Photo de stephatme

stephatme

Description :

blog totalement inutile du point de vue de tout internaute moyen. Par contre, astuce de feignasse pour ne pas envoyer 10 mails identiques ou 1 mail collectif. Que ceux qui sont interesses par un voyage au fin fond de l'Asie centrale n'hesitent pas, ca vaut quand meme le coup (en meme temps, ca fait meme pas une semaine que j'y suis... on verra ca dans 2 mois !)

PS : priere d'etre indulgent sur la forme du blog, je vous rappelle que je n'ai qu'une connexion tadjike, un PC intel pentium 1/2, une interface internet explorer en suedois, et seulement 2 neurones...

PS 2 : y'en a pour tous les gouts : les feignasses peuvent seulement regarder les photos, les autres peuvent aussi lire !

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DEMENAGEMENT !

Ah ah ! Ma revanche arrive enfin contre skyblog le perfide qui s'amuse à me refuser le droit de mettre des photos, et qui ne m'a jamais expliqué comment insérer des liens dans mes articles...

J'ai déménagé à l'adresse suivante : http://thetajiklife.canalblog.com
Ça a pris du temps, c'est pour ça que j'ai pris un sacré retard, mais je vais le rattraper... T'inquiète po maman, je me suis pas faite kidnapper et j'ai pas été amputée des deux mains...
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#Posté le vendredi 10 novembre 2006 06:00

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 21:54

journal : 19 octobre

Jeudi 19 octobre 2006

Rubrique people : je reçois enfin un mail de cet ingrat de John qui trouve le temps de nous écrire seulement un mois et demi après être parti !! Sans oublier que c'est grâce à ma ténacité que j'ai réussi à extorquer à ce malheureux la promesse d'un vrai mail... le pauvre devait redouter de recevoir un mail par semaine demandant de ses nouvelles d'un ton angoissé. Tout va bien à Hambourg, il a beaucoup de travail (c'est de la provocation ?) et galère 3h par jour dans les transports en commun... Ahhh... c'est dur la vie...

Sinon, mon après-midi est occupée par la correction du rapport intermédiaire sur le projet prévention du VIH. C'est très intéressant et ça donne plus envie que jamais de faire de l'implémentation de projet... Pour me remercier de mon aide (alors qu'il n'y a vraiment pas de quoi), elle me donne un bout de gâteau chocolat/noix de coco, un hot dog (préparé par sa moman) et des pistaches. Elle me dit aussi qu'aujourd'hui c'est son anniversaire mais qu'elle ne veut pas trop ébruiter la chose, car nous sommes encore en plein mois de ramadan (donc pour la fiesta au bureau, c'est pas trop ça), mais que je suis invitée samedi chez elle.

Sur le chemin du retour, aux alentours de 18h45 (donc une fois qu'il fait bien nuit), je fais une expérience plutôt désagréable (la première du genre, et j'espère bien la dernière) : je tombe sur le Tadjik le plus lourd de Dushanbe...
Récit détaillé : Je sautillais allègrement sur le chemin du retour en chantonnant sous ma petite cape rouge, un panier plein de victuailles sous le bras quand soudain... Euh, non... me suis trompée, c'était le petit chaperon rouge ça.

Je reprends : j'étais en train de marcher tranquillement sur mon chemin habituel pour, non pas rentrer chez moi, mais aller au resto chinois, quand je crois un jeune homme qui, bien entendu, ne manque pas de m'interpeller par un retentissant « dievoushka ». Fatiguée et lasse de ces interpellations, je ne réponds pas, je ne tourne même pas la tête, bref, je me réfugie dans ma bulle imaginaire et je maudis intérieurement tous les mecs qui ne peuvent s'empêcher d'emmerder les filles, que ce soit par des « dievoushka », « mademoiselle », « t'es bonne » ou par des simples sifflets.

Bref, confortablement installée dans ma bulle, je parcours quelques dizaines de mètres de plus avant de me rendre compte que quelqu'un marche juste derrière moi, que ce quelqu'un semble avoir le même trajet que moi, et que ce quelqu'un ne souhaite apparemment pas me doubler, mais juste me coller au train... Je ne me retourne pas, mais je reste sur mes gardes et, effectivement, j'ai bien fait, car 30 secondes plus tard, le TPLD (le Tadjik le Plus Lourd de Dushanbe) accélère légèrement pour être à ma hauteur, me regarde avec son regard niais et son sourire de benêt et commence à me parler. Une phrase, deux phrases, trois phrases. Il ne semble pas remarquer que je ne réponds pas et que je ne fais même pas l'effort de comprendre. A la quatrième phrase, je commence à en avoir assez, alors je lui dis très sèchement, en russe, que je ne parle pas russe et que je ne comprends pas ce qu'il me dit. Grave erreur de ma part, il redouble de paroles, cherche à deviner de quelle nationalité je suis. Je consens à lui dire que je suis française, et puis pour le reste, je reprends ma technique habituelle : a chacune de ses phrases, je hausse les épaules et je dis que je comprends pas, sans même faire semblant de comprendre, ni même avec un sourire d'excuse. Ce petit manège se poursuit jusqu'au souterrain aux fleurs (soit quand même 15 minutes... il commence déjà à battre les records celui-là).

J'ai moyennement envie de rentrer dans le souterrain aux fleurs, car à cette heure ci, il est quasiment désert donc très lugubre, et puis en plus avec l'autre qui me suit, ça me rassure pas des masses. Mais j'ai pas trop le choix, c'est ça ou je me fais écraser, et ça non plus j'y tiens pas trop. Je m'écarte le plus possible de mon « ombre » qui marche désormais à côté de moi, et plus je m'écarte, plus il se colle. Nous sommes maintenant au milieu des escaliers qui descendent dans le souterrain, et je suis presque collée contre le mur. C'est à ce moment là que le TPLD se rapproche encore plus que moi et commence à m'effleurer la main. Alors là, c'est un comble. Je le repousse violemment et lui dit, à moitié en anglais et à moitié en français (de toute façon il ne comprend ni l'un ni l'autre) de dégager tout de suite s'il veut pas avoir des ennuis. Ce demeuré hausse les épaules et me dit d'un air narquois « ni panimayou, ni panimayou » (= « je comprends pas, je comprends pas » le truc que j'ai fait que lui répéter depuis un quart d'heure). Alors moi, avec un poing en l'air je lui dit « tu vas voir si tu panimayou pas quand je vais te mettre un coup de pieds dans les c.... ». Bien sur il ne comprend pas ce que je dis, mais j'espère que mon ton était suffisamment agressif (pour l'agressivité, en général, on peut me faire confiance) et menaçant pour qu'il comprenne le message.

Je continue mon chemin, toujours talonnée par le TPLD qui, par contre, ne cherche plus à entrer en contact physique avec moi. Je m'apprête à remonter les escaliers quand je perds patience. Je m'arrête et lui dit d'arrêter de me suivre et de dégager. Il me répond (par gestes) qu'il va, comme par hasard, dans la même direction que moi. Alors je le laisse passer galamment devant, attends qu'il soit 10 mètres devant moi et recommence à marcher. Et du souterrain au fleur, jusqu'au parc Lénine, cet idiot se retournera très régulièrement pour me sourire de son air narquois, et moi je vais marcher le plus lentement possible pour le laisser prendre le plus d'avance possible. Au croisement du parc Lénine et de la rue qui mène à la guest house d'Acted, en général je vais tout droit pour rentrer chez moi. Mais là, il faut que je tourne à droite pour aller au resto chinois. Et moi ça ne m'enchante guère car cette rue est très sombre, et comme par malheur, malgré mes prières désespérées, le TPLD tourne AUSSI à droite.

Je traverse donc la rue avant de tourner à droite... Je sais que c'est pas grand-chose une rue d'écart, mais j'espère qu'il m'aura oubliée ou qu'il ne me verra pas. Mais une étrangère avec un sac à dos bleu ciel, ça se voit autant qu'un bouton au milieu de la figure (je sais, la comparaison n'est pas des plus flatteuse, mais tant pis !). Mais peine perdue, le TPLD me remarque quand même, et il remarque que je jette des petits regards en coin pour être sure que personne ne s'approche de moi puisqu'il me fait aussi de grands signes de la main. Moi, j'accélère le pas, m'enfonce dans cette rue vraiment mal éclairée, et prie pour que le restaurant ne se trouve pas trop loin, et qu'il y'ait d'autres personnes là-bas (parce que c'est la première fois que je vais à ce resto). Finalement, je vois les grosses lanternes rouges qui indiquent que je suis bien arrivée, et Roshni se fait déposer à peu près en même temps.
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#Posté le mardi 31 octobre 2006 21:42

journal : 18 octobre

Mercredi 18 octobre 2006

En fin de matinée, Gairat vient me voir pour une mission très spéciale : appeler les organisateurs des championnats du monde de Karaté au Japon. Ces championnats commencent bientôt (début novembre) et Gairat fait partie de la délégation qui va aller défendre les couleurs du Tadjikistan là-bas. Sauf qu'il y'a toujours des problèmes et des changements de dernière minute. Déjà, j'avais du écrire un mail à ces mêmes organisateurs pour leur dire que la délégation tadjike arriverait sûrement 4 jours avant et repartiraient 4 jours après la compétition car il n'y a qu'un seul vol par semaine depuis Tachkent pour aller au Japon (on fait ce qu'on peut ici !). Et maintenant, il y'a des histoires d'argent. En effet, les sponsors (ou LE sponsor, devrais-je dire ?) ont décidé d'être un peu radin une fois de plus et ont réduit la somme allouée pour la compétition. Du coup, au lieu d'envoyer 9 compétiteurs, le Taj en enverra seulement 4. Seulement le mail-facture a déjà été établi pour 9 personnes. Gairat veut donc que je les appelle pour leur dire qu'ils ne seront pas 9 mais 4 finalement (dont un jeune de moins de 18 ans), et pour leur poser deux ou trois autres questions relatives à ces championnats. Sauf que mon interlocuteur nippon parle un anglais approximatif, et que le bruit ambiant et la mauvaise qualité de la ligne téléphonique n'arrangent pas les choses. Il me semble avoir à peu près compris ce qu'il m'a dit, et m'être faite à peu près comprendre (ce qui est l'essentiel). Je suis donc chargée ensuite d'écrire un mail récapitulatif à envoyer à ces mêmes organisateurs. Oui, Gairat aurait très bien pu le faire lui-même, mais ça lui aurait sans doute pris la journée, et il aurait sans doute fait quelques contresens... C'est pas que Gairat a du mal avec l'anglais, mais c'est pas encore tout à fait ça.

Du coup, il m'invite à déjeuner en suivant, et on va à l'Istanbul Café en 4x4 Nissan super beau selon Gairat, et qui a plein de grosses fissures dans le pare-brise selon moi. Le véhicule appartient à un de ses (nombreux) copains qui est parti en déplacement pour deux ou trois mois.

Dans l'après-midi, Mahmoud m'envoie un article de journal très intéressant sur les migrations tadjikes en Russie et sur les chiffres plus ou moins officiels (faut dire qu'il y'a aucune données exhaustives ou même relativement complètes sur la question).

Je rentrais un peu plus tard que d'habitude, quand je me fais héler par 3 zigotos sur Rudaki. Au début, je ne réponds pas, puis je me rends compte que les zigotos en question sont dans un 4x4 aux plaques rouges : Fred, Florian et un inconnu qui m'attendaient en embuscade sur Rudaki. Ils vont au restaurant l'Argili (un syrien je crois) et veulent savoir si je suis tentée. Bof bof, les filles à demi nues, très peu pour moi, et puis la dernière fois, je n'avais pas été follement emballée par leur nourriture.
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#Posté le lundi 30 octobre 2006 03:32

pffff

Bon, skyblog me saoûle aujourd'hui, je peux pas mettre en ligne de photos, alors ça sera pour la prochaine fois... De toute façon, dans pas longtemps, j'abandonnerai skyblog pour toujours, niark niark niark... mais non, qui c'est qui a dit que j'étais rancunière ??
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#Posté le dimanche 29 octobre 2006 23:28

journal : 17 octobre

Mardi 17 octobre 2006

C'est le grand jour : j'ai mon premier rendez-vous avec un « official » d'un quelconque ministère. Prions pour que ça se passe bien. Déjà, ça part pas super : il pleuviote ce matin et il fait frais. Je prends donc mon parapluie au cas où. Et puis tant qu'à faire je « m'améliore » : un peu de maquillage et une paire de boucle d'oreille, ça devrait me donner deux ou trois ans de plus. A peine arrivée au bureau, on repart chercher Mehrinisso puis on va au MoI (Ministry of Interior). Mais c'est que c'est tout un bazar pour rentrer dans l'enceinte de ce bâtiment ! Il faut d'abord aller à un guichet qui se trouve à une cinquantaine de mètres de la grille d'entrée. Expliquer à la femme ce qu'on vient faire et qui on doit voir (ça, c'est Mehrinisso qui s'en charge), laisser nos passeports en otage, se faire remettre un vieux papier avec quelques trucs gribouillés dessus qu'on doit retourner présenter aux gardes armés de kalachnikovs qui encadrent la grille d'entrée. Il faut aussi que j'ouvre mon sac à dos pour qu'ils inspectent ce qu'il y'a dedans (une pomme, des écouteurs, un parapluie, un cahier, une chemise, un appareil photo, une écharpe, un paquet de mouchoirs et peut-être deux ou trois autres trucs, mais heureusement, il ne regarde pas en détail. Certaines personnes ont droit, en prime, d'être passées au détecteur de métaux (pas moi).

Direction : 4e étage. Bien sur, il ne me vient même pas à l'idée de chercher l'ascenseur. Le bâtiment est vieux et humide, les couloirs sont sombres et recouverts d'une vieille moquette. On trouve le bureau 124 (celui de Sharifa Usmanova) sans trop de peine, mais coup de théâtre : elle n'est pas là. Il y'a son chef par contre, Kurbonali Makhmadov, qui dirige le DPIM. Le bureau est spartiate : deux tables, trois chaises, deux téléphones (sur le même bureau) et une armoire avec quelques papiers dedans. En tout, la pièce doit être environ deux fois plus petite que mon salon (qui n'est déjà pas très grand...).

L'entretien dure environ 1h30. Mehrinisso parle avec lui (je lui ai passé la liste des questions que je voulais poser, et elle les pose en russe) avant de me traduire. Ainsi que je le pensais, pas grand-chose n'a bougé depuis que Juliette est partie. Il y'a beaucoup de blabla, mais pas d'action. Le brave homme me semble être plein de bonne volonté, mais pas grand-chose dépend de lui : il n'a pas de moyens, et tout doit être décidé par le gouvernement, et le gouvernement n'est pas très rapide. Surtout que les élections présidentielles approchent, alors autant dire que tout est concentré là-dessus, et c'est même pas la peine de demander quoique ce soit... Apparemment, le 1er étage est en train d'être rénové (ah ? j'avais pas remarqué) et une fois les travaux terminés, peut-être qu'on pourrait essayer de faire quelque chose. Beaucoup de si, et il vaudrait mieux que je revienne dans 3 ou 4 mois (mais je serai plus là).

En sortant du MoI, un problème de taille se pose à nous : ni Mehrinisso ni moi n'avons de téléphone pour appeler Mahmasaid et lui dire qu'on a terminé. On trouve donc un téléphone public. Oubliez les cabines téléphoniques France Télécom qui fonctionnent avec des cartes téléphoniques. Oubliez même celles qui fonctionnent à pièces. Oubliez les téléphones à touches. Oubliez toute notion de conversation privée à l'abri des oreilles indiscrètes. Les téléphones publics sont situés n'importe ou : contre un mur, sur un poteau au bord de la route. Ils ont un vieux cadran qui tourne. Ils sont bleus. Et on ne met pas de pièces. On téléphone, puis on paye un gamin (le plus souvent) qui passe sa journée à côté de « son » téléphone. Nous on paye 20 dirams (sachant que 1 somoni = 23 centimes d'euros environ, et que 1 somoni = 100 dirams). Mahmasaid est, par chance, dans le coin, donc on n'attend pas trop longtemps. On redépose Mehrinisso au centre, et c'est reparti pour le bureau. Mais je ne me sens pas très bien, et plus le temps passe, plus ça empire. Quand j'en arrive au stade des frissons et que je me rends compte que ça fait 5 minutes que je relis la même chose sans même m'en rendre compte, je décide qu'il est temps de rentrer. Je téléphone à Mahmoud pour lui dire que je ne me sens pas bien et je rentre. Comme toujours dans ces cas là, le trajet du retour me semble horriblement long, mais je survis (quoique j'avoue qu'à la fin, je me répétais sans cesse dans la tête : plus que 5 minutes, et je suis arrivée... plus que 5 minutes et je suis arrivée... plus que 4 minutes... Remède radical en rentrant : un bon thé bien chaud, une assiette de riz nature sans beurre, le rat crevé, et je me pelotonne sur le canapé... Ca va déjà mieux !

Sinon, autres nouvelles importantes de la journée :
- aujourd'hui, les Etats-Unis devraient franchir (ou franchissent) le seuil des 300 millions d'habitants (je vous passe les détails sur les chances qu'il y'a que ce soit un immigré, clandestin ou pas)
- la rencontre historique entre Ian Paisley (chef des protestants nord irlandais) et Gerry Adams (leader des catholiques nord irlandais) prévue pour aujourd'hui, est reportée sine die (ça veut dire indéfiniment). Il faut noter tout de même, qu'en 30 ans d'affrontement et de combats, les deux hommes ne se sont jamais parlés directement
- Cyril courbe un peu plus le dos aujourd'hui et rajoute une bougie sur le cookie qui lui sert (sûrement) de gâteau d'anniversaire (à moins que quelqu'un se soit décidé à faire un vrai gâteau cette année ? Et si c'est le cas, j'en veux bien une part...)
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#Posté le dimanche 29 octobre 2006 22:07

Modifié le lundi 30 octobre 2006 03:31

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